L’Inde affiche en 2025 le plus grand nombre de détenteurs de crypto-monnaies, dépassant largement les États-Unis et la Chine. Les variations de régulation n’empêchent pas certains marchés émergents d’enregistrer des taux d’adoption record, tandis que plusieurs économies développées restent en retrait.
Les disparités régionales s’accentuent, portées par des facteurs économiques, technologiques ou législatifs propres à chaque pays. Les dynamiques de détention ne suivent ni le PIB ni le niveau de bancarisation, bousculant les attentes traditionnelles en matière d’innovation financière.
Panorama mondial de la détention de Bitcoin en 2025
En 2025, le paysage du bitcoin n’a plus grand-chose à voir avec celui des débuts. Les États-Unis demeurent en tête pour les réserves officielles, avec des chiffres qui oscillent entre 198 012 et 325 283 BTC selon les sources. Derrière, la Chine conserve 190 000 BTC, principalement saisis lors d’opérations judiciaires. Viennent ensuite le Royaume-Uni (61 245 BTC) et l’Ukraine (46 351 BTC), formant le premier cercle des États affichant ouvertement des portefeuilles de crypto-actifs.
Mais la carte ne se limite pas à ces mastodontes. Le Salvador et le Bhoutan se distinguent par leur singularité : Salvador a légalisé le bitcoin et détient aujourd’hui 6 349 BTC, issus d’achats et de minage, tandis que le Bhoutan affiche 6 371 BTC, fruits d’une stratégie de minage basée sur l’hydroélectricité. Quant à la Corée du Nord, souvent associée à des activités cyber, son stock atteindrait 13 562 BTC.
Du côté des institutions et géants du secteur, la concentration bat son plein. BlackRock règne avec son iShares Bitcoin Trust, qui gère 700 307 BTC. MicroStrategy s’impose parmi les sociétés cotées, avec 597 325 BTC. Les plateformes Binance et Bitfinex sécurisent respectivement 248 598 et 156 010 BTC dans leurs coffres numériques. Difficile enfin de passer sous silence Satoshi Nakamoto, l’énigmatique fondateur, dont le million cent mille BTC n’a pas bougé d’un iota depuis plus de dix ans.
Ce panorama illustre la montée en puissance des actifs numériques et la complexité de leur détention. Stratégies nationales, concentration industrielle, appétit des investisseurs institutionnels : le jeu d’équilibriste entre souveraineté, innovation et risques est plus tendu que jamais, sur une carte mondiale en constante redéfinition.
Quels sont les pays qui possèdent le plus de Bitcoin ?
La nouvelle géographie des crypto-actifs s’écrit à grande vitesse. Les États-Unis dominent le classement mondial, avec un volume compris entre 198 012 et 325 283 BTC, selon les estimations. Cette avance s’explique par un cocktail de confiscations judiciaires, d’investissements institutionnels et de stratégies publiques affirmées.
La Chine talonne de près, forte de 190 000 BTC, issus en grande partie de saisies lors d’enquêtes criminelles. Le Royaume-Uni s’inscrit dans ce trio de tête avec 61 245 BTC, suivi de l’Ukraine (46 351 BTC). Les chiffres restent mouvants, à la merci des régulations en évolution et d’une transparence limitée sur les portefeuilles officiels.
Voici quelques cas emblématiques parmi les autres États qui détiennent une quantité notable de bitcoin :
- Corée du Nord : 13 562 BTC, attribués pour beaucoup à des opérations de cybercriminalité et de piratage.
- Bhoutan : 6 371 BTC, issus de l’exploitation discrète mais productive de l’énergie hydraulique pour le minage.
- Salvador : 6 349 BTC, acquis via une politique d’achats et de minage publics depuis la légalisation du bitcoin.
Quelques cas singuliers émergent aussi : le Venezuela (240 BTC grâce au projet Petro), la Finlande (90 BTC, après revente partielle), la Bulgarie (213 000 BTC saisis, sans confirmation officielle de la détention), ou l’Allemagne qui a cédé presque l’intégralité de ses 50 000 BTC. Quant à la Géorgie, elle affiche seulement 66 BTC.
Classement détaillé : chiffres et répartition par pays
La répartition des cryptomonnaies à travers le globe offre un contraste saisissant en 2025. L’Inde occupe la première place en nombre d’utilisateurs : 93,5 millions de personnes détiennent des crypto-actifs, soit près d’un habitant sur quatorze. La Chine suit avec 59,1 millions, malgré les restrictions persistantes sur le trading et une réglementation complexe. Les États-Unis complètent le podium, à 52,8 millions de détenteurs, avec un marché mature mais morcelé faute d’un cadre fédéral unifié.
Lorsqu’on regarde la part de la population impliquée, le classement change. Singapour s’impose comme champion mondial, profitant d’un environnement légal innovant et d’une population jeune, connectée et rompue aux paiements numériques. Les États-Unis restent en bonne place, talonnés par la Lituanie, terrain d’expérimentation de la finance digitale en Europe. La France occupe le 22e rang, freinée par une fiscalité stricte et une tradition d’épargne prudente vis-à-vis des actifs virtuels.
Voici les principaux pays en tête selon le nombre de propriétaires ou le taux d’adoption :
- Inde : 93,5 millions de propriétaires de crypto
- Chine : 59,1 millions
- États-Unis : 52,8 millions
- Singapour : taux d’adoption le plus élevé
- Lituanie : 3e mondial en adoption relative
- France : 22e position mondiale
L’élargissement de l’écosystème tient à la fois à la blockchain, à la généralisation des paiements numériques et à la stratégie offensive de certains gouvernements. Mais le décor demeure instable, tributaire de la réglementation, de la fiscalité et de l’innovation technologique.
Facteurs d’adoption et dynamiques régionales à surveiller
La poussée des cryptomonnaies s’appuie sur des ressorts variés selon les régions du globe. L’Union européenne a franchi une étape décisive avec l’application du règlement MiCA fin 2024, offrant un cadre clair qui responsabilise les plateformes et définit le statut des crypto-actifs. En France, ce texte s’applique depuis décembre 2024 et donne le tempo pour le reste du continent, même si la fiscalité reste jugée décourageante par nombre d’investisseurs.
Le mouvement autour des monnaies numériques de banque centrale (CBDC) prend de l’ampleur. À l’heure actuelle, 134 pays étudient la question, 66 développent des projets avancés et trois ont déjà lancé leur propre devise numérique : Bahamas, Jamaïque et Nigéria. Ce bouleversement recompose le paysage monétaire, favorise l’interopérabilité mais soulève de nouveaux défis en matière de contrôle et de souveraineté.
La stabilité financière et le respect du code monétaire et financier restent des préoccupations majeures pour les régulateurs. Ils surveillent de près l’exposition des institutions à ces nouveaux actifs, pendant que banques et gestionnaires accélèrent leur transformation. L’avancée sur l’euro numérique, pilotée par la banque centrale européenne, pourrait bien rebattre les cartes et influencer l’adoption à grande échelle, ou au contraire renforcer la fragmentation du marché.
Le panorama 2025 dessine une scène où chaque pays avance selon ses propres règles et ambitions. Dans ce ballet, une certitude : la carte des crypto-monnaies ne cesse de se réécrire. Demain, un nouvel acteur pourrait bien bouleverser la hiérarchie, là où on l’attend le moins.


