Qu’est-ce qu’un gestionnaire comptable et fiscal ?

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Véritable bras droit du chef d’entreprise, le comptable maîtrise de nombreux sujets liés à la création et à la gestion d’une entreprise. Même si elle n’est pas obligatoire dans les sociétés, elle peut éviter de commettre de nombreuses erreurs. Alors, comment le choisir correctement ? quel est son coût ? ses missions ?

Qu’est-ce qu’un comptable ?

Malgré les origines très lointaines de la comptabilité, la supervision de son exercice professionnel est relativement récente puisqu’elle remonte à 1881 sur le territoire français avec la création de la Société de comptabilité de France.

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Historique de l’expertise comptable

Au moment de la création de la Société de Comptabilité de France, trois niveaux avaient été déterminés :

  • tenue de documents comptables
  • le comptable
  • le comptable

Puis il a fallu jusqu’en 1912 pour voir l’apparition d’une société spécifiquement dédiée à la comptable avec la fondation de la Compagnie des Comptables agréés à Paris .

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À la suite de nombreux développements législatifs et législatifs, la Ordre des comptables agréés a été créé par le décret n o 45-2370 du 15 octobre 1945 portant application de l’ordonnance du 19 septembre 1945. En ce sens, l’Ordre des comptables est tenu non seulement de défendre l’honneur et l’indépendance de la profession qu’il représente, mais aussi de solliciter les pouvoirs publics pour son développement positif.

La profession de comptable

Néanmoins, au-delà de cet Ordre doté de la personnalité civile, il s’agit de présenter la profession de comptable en tant que telle. Ainsi, cette profession est étroitement liée au problème entrepreneurial puisque le comptable est impliqué dans toutes les phases de la vie d’une entreprise.

Tout d’abord, le comptable est présent aux côtés du propriétaire du projet pour l’assister dans la création de son entreprise.

Ensuite, lorsque la société a obtenu son inscription au Registre du Commerce et des Sociétés, le comptable fait partie d’une mission essentiellement basée sur la fourniture de conseils pour la durabilité de l’entreprise et portant sur les aspects économiques, juridiques et financiers.

De plus, le comptable exerce une fonction prévue par le Code de commerce qui assume pleinement sa responsabilité professionnelle et consiste à certifier la régularité et la sincérité des résultats d’une entreprise dans l’établissement du bilan comptable annuel.

Expert-comptable : une profession réglementée

Par conséquent, étant donné le rôle fondamental de la comptable dans le contexte d’une entreprise, l’exercice de cette profession réglementée est assujetti à de nombreuses conditions.

En effet, toute personne faisant semblant de l’exercice de l’activité d’un comptable doit être inscrite au conseil d’administration l’Ordre. Compte tenu de cette inscription comme comptable , il est nécessaire de jouir de ses droits civils, d’avoir subi aucune condamnation pénale ou correctionnelle qui porterait atteinte à son honorabilité et de fournir des garanties adéquates de moralité.

Aussi afin de devenir comptable , il est naturellement essentiel de détenir le diplôme français en comptabilité, qui exige l’achèvement de huit années d’études supérieures.

Enfin, contrairement à l’aspect rigide des dispositions réglementaires pertinentes, la comptable peut exercer sa profession de plusieurs façons différentes. À cet égard, une comptable peuvent exercer librement, créer une société civile avec des membres de l’Ordre ou des entités ayant la personnalité juridique, à condition qu’elles ne confèrent pas à leurs associés le statut de marchand. D’un autre côté, un comptable est également susceptible de travailler dans la gestion et les associations comptables créées par l’article 5 de l’ordonnance n o 2004-279 du 25 mars 2004.

Les missions de l’expert-comptable

Définies par l’ordonnance n° 45-2138 du 19 septembre 1945 portant création de l’Ordre et réglementant la profession, les tâches de l’expert-comptable sont particulièrement variées dans la mesure où elles s’inscrivent dans le prolongement de la vie de l’entreprise, de l’association ou de l’autorité locale pour laquelle il intervient.

Un freelance au service des entreprises

Ainsi, la fonction principale d’un comptable est de fournir des informations juridiques, économiques, financières et fiscales pour permettre aux gestionnaires de prendre les décisions nécessaires. D’autre part, avant la référence à toutes les tâches de l’expert-comptable au sein d’une personne morale donnée, il est nécessaire de préciser qu’il exerce sa profession en toute indépendance puisqu’il n’est pas lié par un contrat de travail. En ce sens, le comptable doit en effet obtenir de son client la signature d’une lettre de cession destinée à déterminer les conditions de collaboration.

Tâches traditionnelles : comptabilité, juridique, fiscalité

Tout d’abord, à la demande des fondateurs, le comptable participe au processus de création de l’entreprise. Dans cet esprit, le comptable accompagne la création de l’entreprise dans tous ses aspects comptables, à des fins économiques, financières ou juridiques.

En outre, dès que la personne morale naît par son inscription au registre du commerce et des sociétés, l’expert-comptable exerce une tâche traditionnelle consistant à tenir les comptes et à établir les déclarations sociales et fiscales intermédiaires, mais aussi les comptes annuels. En effet, conformément aux dispositions de l’article 2 de l’ordonnance précitée, l’expert-comptable agit en qualité de profession pour maintenir, centraliser, ouvrir, arrêter, superviser, rectifier et consolider les comptes des entreprises et organisations pour lesquelles il intervient.

Néanmoins, dans la pratique, l’expert-comptable délègue habituellement la gestion comptable traditionnelle à des personnes ayant une formation comptable intermédiaire afin de se concentrer pleinement sur leur expertise.

À cet égard, il appartient en effet à l’expert-comptable de procéder à une analyse approfondie de la comptabilité de l’entreprise afin de mettre en évidence ses faiblesses ou dysfonctionnements structurels, puis de proposer les solutions appropriées pour les atténuer ou les éliminer dans les plus brefs délais.

En outre, le comptable présente régulièrement les soldes intermédiaires de gestion au chef de l’entreprise afin de lui permettre d’évaluer les performances de son entreprise en temps réel.

En outre, sur la base des prérogatives conférées par l’obtention du diplôme de comptable agréé, le comptable a également le droit d’attester de la régularité et de la sincérité des comptes de revenu. Cependant, cette mission est certainement la plus représentative de la profession de comptable parce que il assume pleinement ses diverses responsabilités : civiles, pénales et disciplinaires.

Missions complémentaires

En bref, au cours de sa carrière, le comptable est tenu d’effectuer des tâches comptables, sociales et fiscales. Néanmoins, suite à la démocratisation des outils informatiques avec l’émergence d’Internet, nous assistons depuis quelques années à une évolution considérable de la profession de comptable puisqu’elle tend à une expansion toujours plus grande de ses tâches.

Enfin, en plus de son rôle fondamental vis-à-vis des professionnels (communautés, associations, entreprises, professions libérales), le comptable met également ses compétences au service des particuliers lors de la réalisation des déclarations fiscales annuelles ou en faveur de l’optimisation d’une situation patrimoniale spécifique.

Obligations d’un comptable

La comptabilité et le suivi sont essentiels à la gestion d’une entreprise, de sorte que le comptable doit se conformer à certaines obligations.

L’expertise comptable est une profession réglementée

Le comptable, dans l’exercice de ses fonctions, doit se conformer à plusieurs obligations. Ceux-ci comprennent : définis par la loi et par l’ordre professionnel auquel il appartient.

Il est nécessaire que le chef d’une entreprise utilisant le service d’un comptable les connaisse pour assurer la fiabilité du comptable, ainsi que son impartialité et son honnêteté. C’est également de cette manière que l’employeur peut s’assurer que les procédures adoptées par le comptable sont conformes à la législation en vigueur et respectent le code de déontologie.

Les principales obligations du comptable

Pour effectuer des travaux comptables dans des entreprises en France, le comptable doit être de nationalité française ou, à défaut, être originaire d’un pays membre de l’Union européenne ou d’une partie de l’Espace économique européen. Il doit également être titulaire d’un diplôme en expertise comptable ou DEC et justifier un certificat d’assurance responsabilité civile.

De plus, il ne peut exercer son métier s’il n’est pas inscrit dans le répertoire des comptables. Toutefois, l’inscription auprès de l’Ordre des comptables n’est pas obligatoire si l’entreprise qui utilise ses services en tant qu’employé est elle-même membre de l’Ordre. Enfin, il ne doit pas faire l’objet d’une interdiction de gestion et d’administration de l’entreprise et posséder un casier judiciaire en blanc.

Les obligations de l’expert-comptable dépendent de l’Ordre auquel il appartient

Le Collège des comptables a défini un code de déontologie à respecter par tous les professionnels du métier. Ce dernier prévoit de nombreux points répartis en 4 chapitres, y compris l’indépendance du comptable. Elle est en outre tenue par le secret professionnel et a le devoir de l’imposer également à ses employés. Enfin, il doit rédiger une lettre d’engagement pour chaque service qu’il est tenu de fournir, précisant en détail ses devoirs, ses droits et ceux de son employeur.

Pourquoi demander un comptable ? Est-ce obligatoire ?

Il n’y a pas de loi ou de règlement qui oblige un dirigeant à faire appel à un comptable. Néanmoins, sans l’intervention quotidienne d’un spécialiste comptable, l’entreprise est exposée à des procédures fiscales d’office, à des augmentations fiscales ou à des amendes imposées par les autorités fiscales.

Obligations comptables d’une entreprise

Toute entreprise inscrite au registre du commerce, qu’il s’agisse d’un artisan, d’un commerçant ou d’un professionnel libéral, est soumise au régime fiscal proprement dit.

Il est donc tenu de présenter une comptabilité stricte conformément à la réglementation en vigueur en matière de plan comptable. Par conséquent, les entreprises qui ne tiennent pas de comptabilité saine risquent de subir des pertes financières importantes. Ils risquent également d’être pénalisés par les autorités fiscales, après évaluation de leurs bénéfices. Par exemple, les sociétés pénalisées peuvent faire l’objet d’un ajustement fiscal ou d’un ajustement USSRAF.

Le professionnel habilité à effectuer des travaux de vêtements

Le directeur d’entreprise peut effectivement tenir lui-même les comptes de son entreprise, mais dès qu’il décide de les confier à un professionnel, il sera obligé de faire appel à un comptable. Ce dernier doit être en mesure d’effectuer les travaux de maintenance tels que la vérification, la supervision, l’évaluation ou l’ajustement du (des) compte (s) de l’entreprise qui l’a engagé. Seul un membre de l’Ordre des comptables a le droit d’effectuer des travaux d’habillement. Il convient de noter que l’exercice illégal de la profession d’expert-comptable constitue un acte criminel passible de sanctions pénales.

Une garantie contre les risques comptables

La forme juridique de l’entreprise maintient sa comptabilité complexe et exige l’avis éclairé d’un comptable. Dans la plupart des cas, il est possible d’en choisir un en consultant un répertoire comptable expert. Cet outil devient un conseiller régulièrement assistant du chef d’entreprise. Et c’est d’autant plus car le choix du régime fiscal de l’entreprise et la forme des contrats de travail sont déterminants pour l’avenir de l’entreprise. En outre, le comptable détient une assurance afin de protéger ses clients en cas de faute professionnelle. Il constitue donc une garantie contre les risques de mauvaise gestion comptable.

Comment choisir un comptable ?

Le comptable effectue tous les travaux comptables au sein du TPE. Par conséquent, il n’est pas nécessaire de le choisir au hasard. Il est plutôt conseillé d’établir des critères pour trouver une personne de confiance et fiable.

La qualité du service avant tout

Un comptable qualifié avec plusieurs années d’expérience garantit à l’entreprise une qualité de service très satisfaisante. Ainsi, il sera en mesure de retrouver le statut des comptes et de détecter de manière optimale les problèmes comptables de l’entreprise.

Ses services sont donc garantis. Parallèlement à sa compétence, à la personnalité générale du comptable et à son sens de doit également être prise en compte afin de faciliter la communication.

Un taux correct

Le taux de services du comptable est également un paramètre à prendre en compte. En effet, les profils les plus qualifiés nécessitent parfois un prix très élevé. Avant de clore la lettre de mission, un calcul de l’optimisation des ressources en tenant compte du budget de l’entreprise est nécessaire. Il est tout à fait possible de trouver un comptable qui fournit de bons services à temps. Pour ne pas se tromper, il est préférable de faire une demande de devis comptable ou de rechercher le répertoire des comptables.

La période d’essai

Une fois que vous avez trouvé le bon profil, il est essentiel d’accorder une période d’essai pour analyser quotidiennement le travail du comptable. S’il y a des différends ou des problèmes, il est toujours possible d’y remédier. Le comptable doit être disponible pour s’occuper des comptes de l’entreprise. Il doit également honorer ses services mentionnés dans le contrat et se conformer à les délais prescrits. Le comptable est un allié dans la gestion de l’ensemble de l’entreprise, ces quelques conseils aideront sûrement les chefs d’entreprise à trouver le profil qu’il recherche.

Quels sont les tarifs d’un comptable ?

Conseiller principal du chef d’entreprise, le comptable est indispensable à une entreprise. Quel est le coût d’un comptable pour une entreprise ?

Différents frais selon la mission proposée

Un comptable accompagne une entreprise à chaque étape de sa vie. Les services offerts par ce professionnel peuvent être réguliers ou occasionnels. En effet, une entreprise peut lui confier le maintien de la comptabilité journalière ou peut demander ses services dans la gestion des déclarations trimestrielles de la société, par exemple. Ainsi, selon la mission qui lui est confiée, un comptable recevra des honoraires plus ou moins élevés. De plus, ce professionnel est libre d’offrir ses propres honoraires, de sorte que le devis varie d’un expert à l’autre.

Le paramètres qui entrent en jeu pour établir la citation

Bien qu’il soit difficile d’affirmer des concepts précis du coût, certains éléments peuvent augmenter plus ou moins la facture. En fait, le coût d’un comptable dépend du temps consacré aux dossiers à traiter. Plusieurs paramètres sont alors pris en compte, notamment le volume d’activité ou le nombre d’écritures comptables à saisir, la complexité des dossiers à traiter s’ajoute évidemment à l’organisation de l’entreprise. Il va sans dire qu’en simplifiant la tâche du comptable, ce dernier économise plus de temps et achèvera sa mission plus rapidement.

Estimation des services standard d’un comptable

Pour un service facturé pour une entreprise de 10 à 20 salariés, le taux horaire d’un comptable varie de 50 à 250 euros et la tenue comptable varie entre 50 et 65 euros en fonction du nombre d’écritures comptables. En ce qui concerne le bilan et la comptes annuels, une entreprise doit fournir un budget estimé entre 2500 et 5000 euros. Pour le tableau de bord de l’entreprise, les tarifs varient entre 1500 et 2500 euros par an.

Comment changer les comptables ?

Les services d’un comptable sont d’une importance primordiale dans le développement d’une entreprise. Il est donc normal d’exiger le meilleur de ce professionnel en toutes circonstances.

Avant de commencer la procédure de résiliation…

Dans la mesure où l’entrepreneur ne satisfait plus ses services, il a le droit de rompre sa coopération et de négocier avec un autre expert. Il est vrai qu’il peut unilatéralement mettre fin à son engagement auprès de l’expert-comptable, sans avoir à justifier ses motifs. Toutefois, cette loi exige une procédure assez délicate, régie par la législation en vigueur et le code de déontologie de la profession comptable.

Il est donc essentiel, avant de commencer à mettre fin à l’opération, d’examiner la lettre de la mission du comptable. Ce contrat pourrait en effet contenir des détails qui régissent les conditions acceptables pour que la violation de l’engagement par l’agent soit légale et non préjudiciable.

Le processus juridique de résiliation

Dans le cas où la lettre de mission ne précise aucune clause contractuelle, la procédure est effectuée selon les normes dictées par l’État. Deux cas peuvent alors survenir. Si le gestionnaire a l’intention de suspendre la coopération en cours pour l’exercice budgétaire, il en informe directement l’expert-comptable. Il sera alors tenu de lui accorder une indemnité de licenciement d’un montant de 25 % des honoraires calculés pour l’année en cours. Si l’entrepreneur décide de ne pas renouveler le contrat après l’expiration de la lettre de mission, une lettre recommandée doit être envoyée trois mois avant le premier jour de l’exercice suivant.

Le transfert des responsabilités

Après l’achèvement de la rupture de contrat, le gestionnaire de l’entreprise peut enfin contacter un autre professionnel inscrit dans le répertoire de l’expert-comptable en vue de l’embaucher. Si ce nouvel expert est intéressé par la mission proposée, il est d’abord nécessaire de contacter l’ancien comptable de l’entreprise avant de l’accepter. Dans le même ordre d’idées, les deux spécialistes doivent se réunir pour s’assurer que les personnes sortantes puissent revenir sur les nouveaux documents et informations nécessaires au bon déroulement de la mission.

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